top of page

La lumière revient toujours

Depuis plusieurs années, Mégane Likin aborde le paysage à travers des formats réduits, en s’éloignant de l’idée de lieu pour se rapprocher d’une sensation, d’une lumière, d’un instant déjà en train de se défaire.

Sa peinture s’attache à ce qui échappe. Les images y apparaissent sans jamais se fixer, elles se transforment et se déplacent, laissant des formes instables, comme altérées. Le paysage devient alors un espace intérieur, traversé par la durée, où affleure une mélancolie discrète.

Avec la série La lumière revient toujours, des nuages surgissent puis se dissipent. Leur instabilité prolonge cette recherche en maintenant les formes dans un état transitoire, à la lisière de l’apparition et de l’effacement.

Quelque chose pourtant demeure.

Le titre évoque ce qui, malgré la perte, revient autrement. Non pas une image intacte, mais une présence fragile, transformée. Les peintures ouvrent ainsi sur des instants suspendus, difficiles à situer, où ce qui se donne à voir semble déjà en retrait.

bottom of page