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A l'ombre des canopées

Au-dessus de nos têtes s’étend un monde que nous percevons à peine : celui de la canopée. Sommet de la forêt, seuil suspendu entre ciel et terre, elle filtre la lumière, abrite le vivant et assourdit les sons. Partout, la canopée est une architecture vivante, dense et fragile à la fois, qui régule le rythme du monde situé en contrebas.

Mégane choisit d’habiter cet entre-deux, dans l’ombre portée de ces hauteurs végétales. À travers son travail, elle explore ce qui demeure caché : ce qui germe de l’intérieur, ce qui affleure en silence, ce qui veille depuis les cimes.

Tout au long de ce parcours, un doute persiste : que regardons-nous réellement ? Le ciel lointain, ou l’épaisseur du feuillage qui le dissimule ? La lumière qui descend, ou l’ombre qui s’élève ? Cette ambiguïté traverse cette série d'oeuvres comme un fil ténu : le sujet est-il ce qui est caché, ou ce qui le cache ?

Ici, la canopée dépasse sa réalité naturelle pour devenir un lieu mental et émotionnel : un espace de protection, de retrait et de mystère. Un seuil de perception que l’on franchit sans jamais pouvoir le saisir pleinement. Avec une attention presque silencieuse, Mégane nous invite à ralentir, à écouter les interstices, à entrer en résonance avec ce qui croît dans l’ombre.

Ses œuvres sont des forêts intérieures, où chaque détail murmure discrètement la présence du vivant.

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